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Activités professionnelles
Activités professionnelles
Ateliers d'initiation

Les jeunes adolescents accueillis sur la SIPFP ont entre 12/14 et 20 ans. Au-delà de 20 ans, « l’’amendement Creton » à la loi du 13 janvier 1989 permet le maintien, dans l’attente d’une solution adaptée, de jeunes handicapés âgés de plus de 20 ans dans les établissements médico-sociaux pour enfants handicapés qui les accueillent. L’admission sur la SIPFP se fait soit par la continuité du PIA depuis la SEES, soit par notification de la CDA.

Ateliers d'initiation

Les ateliers adaptés s’adressent à des personnes en situation de handicap (enfants, adolescents, adultes). Ces activités sont proposées à un public issu de structures médico-sociale ou bien venant de leurs domiciles. Les ateliers adaptés sont sous forme de séance d’une heure trente (1h30), en petits groupes de 5 personnes afin d’éviter les situations anxiogènes et favoriser l’interaction. La mixité des groupes est organisée selon le choix de chacun des participants à suivre certains ateliers, leur pathologie et la complémentarité de chacune d’entre elles afin de favoriser l’adaptation et l’épanouissement. Ces ateliers sont menés soient par des éducateurs spécialisés ou par des intervenants extérieurs. Ces ateliers sont individualisés selon les axes de travail du projet d’accompagnement des participants. Un compte rendu d’informations est remonté aux personnes référentes, familles…

Préparation à l'autonomie (vie sociale, intendance, arts ménagers, techniques de travail, informatique, bureautique, etc.)

Si le concept de citoyenneté exprime un idéal, une destination collective, celui d’autonomie désigne le chemin et les étapes à parcourir. L’autonomie peut concerner tout simplement le pouvoir matériel d’agir – les défis les plus complexes peuvent se nicher derrière les gestes courants de la vie quotidienne. Aides humaines, aides à la communication, réédu­cations, équipements et aides techniques, appel aux nouvelles technologies, aména­gement des postes et des environnements, soutien des aidants constituent autant de re­gistres de compensation à envisager. Au-delà des aspects matériels la question de l’autonomie se pose également en termes psychologiques ou cognitifs. Prendre le bus, aller au cinéma, faire les courses et la cui­sine, voir des amis, tenir une discussion, dé­passer sa peur de prendre un ascenseur, ou encore créer une entreprise, s’exprimer en public. Autant de démarches qui, pour beau­coup de personnes en situation de handicap, nécessitent des aides, des accompagnements spécifiques, des apprentissages différents, adaptés ou plus longs que pour d’autres. Pour les intervenants et les aidants, la pos­ture d’accompagnement à l’autonomie est bien spécifique. Il ne s’agit pas de prendre en charge ce que les personnes ne peuvent pas faire, de « faire à la place de » ; il s’agit également de les aider à repousser les fron­tières, à développer leurs capacités, à se prendre en charge elles-mêmes dans la mesure de leurs possibilités. La diversité des situations individuelles, pour les personnes handicapées comme pour les autres, est infinie ; accompagner ne peut se concevoir dans un cadre où l’intervention serait entièrement normée, prédéfinie suivant des désignations administratives. Accompa­gner implique un effort de compréhension, d’adaptation, d’ajustement aux besoins et aux possibilités de chacun. Cela fait appel à l‘ima­gination, à la créativité, à la cocréation avec la personne accompagnée pour mettre en place des stratégies de compensation. Cela exige probablement aussi, pour les acteurs impli­qués, de nouvelles formes d’organisation. Les expérimentations de la fonction « d’assistant au projet de vie », de pairémulation, de ré­fèrent facilitateur ou encore de case-manager sont, en ce sens, prometteuses. Grandir en autonomie est une source vitale de sens et d’épanouissement. Chacun, quelle que soit sa situation de départ, peut et doit se voir offrir des opportunités de progresser dans cette optique.

Scolarité ou formation en milieu ordinaire

Les enfants handicapés peuvent être scolarisés dès l’école maternelle. Chaque école a vocation à accueillir les enfants relevant de son secteur de recrutement. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève (PPS), assorti, sur demande des parents, des mesures d’accompagnement décidées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La scolarisation peut être individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médico-social.

Stages d'évaluation (ESAT)

Les établissements ou services d’aide par le travail (ESAT) (couramment encore appelés « centres d’aide par le travail » ou CAT) sont des établissements médico-sociaux qui relèvent, pour l’essentiel, des dispositions figurant dans le code de l’action sociale et des familles. Ils offrent aux personnes handicapées des activités diverses à caractère professionnel et un soutien médico-social et éducatif en vue de favoriser leur épanouissement personnel et social.

Stages de mises en situation (Préparation à la sortie)

Les ESAT de transition visent à préparer la personne en situation de handicap psychique à une insertion réussie en milieu de travail ordinaire. Pour cela l’ESAT de transition : Développe des activités gérées au plus près des réalités du milieu ordinaire de travail S’appuie sur un mode d’organisation en unités de taille réduite Offre aux personnes accueillies un parcours individualisé Favorise le travail en entreprise selon les modalités du détachement individuel ou collectif. L’impact citoyen de l’initiative Messidor a pour mission de faciliter le rétablissement des personnes en situation de handicap psychique par une période de transition par le travail. Son positionnement éthique est de croire aux possibilités d’évolution de la personne, en se concentrant non pas sur la maladie mais sur le potentiel dont elle dispose pour s’épanouir et retrouver une place dans la société grâce au travail.

Stages de pré-orientation

Sur orientation préalable de la CDAPH (dépendant des MDPH), vous pouvez suivre un stage de pré-orientation au sein d’un centre de pré-orientation (CPO). Les CPO accueillent des travailleurs handicapés dont l’orientation professionnelle pose des difficultés particulières. Le parcours en pré-orientation a pour objectif de définir un projet professionnel en fonction de vos souhaits, de vos capacités, de votre situation de santé, et de la réalité du marché de l’emploi. Durant le parcours, vous bénéficiez d’un accompagnement et du soutien d’une équipe pluridisciplinaires composée de professionnels soignants, de travailleurs sociaux et de professionnels de l’orientation. Le stage se déroule sur une période de 8 à 12 semaines, la durée du séjour étant individualisée. Certains de ces stages sont proposés en résidentiel, les frais d'hébergement étant pris en charge par l'Etat. Les stages de pré-orientation sont financés par les organismes d’assurance maladie, gratuits pour les bénéficiaires, qui doivent uniquement prendre en charge leurs frais de repas et de transports.